Les fardeaux d’hier

fardeaux d'hierLes fardeaux d’hier illustrent ce que nous portons en nous et que notre mental véhicule. Ainsi nos connaissances, nos souvenirs, nos soucis, nos doutes, nos contradictions… Et donc nous ne sommes jamais seuls. C’est ce que nous raconte cette histoire racontée par Krishnamurti lors d’une de ses conférences.

Les fardeaux d’hier

« Il y a une jolie histoire de deux moines qui marchaient de village en village. Ils rencontrèrent une jeune fille assise au bord d’une rivière, et qui pleurait. Alors l’un des moines s’approcha d’elle et lui dit: » Pourquoi pleurez-vous ma soeur? » Elle répondit: « Vous voyez cette maison sur l’autre rive? Ce matin j’ai traversé facilement la rivière à pied. Maintenant elle a enflé, je ne peux pas rentrer chez moi, il n’y a pas de barque. »

« Qu’à cela ne tienne », répondit le moine. Aussitôt dit, il la prit sur ses épaules et la déposa sur l’autre rive. Or, deux heures après qu’ils eurent repris leur chemin, l’autre moine lui dit: « Frère, nous avons fait le voeu de ne pas toucher une femme. Tu as commis un péché terrible. Car n’as-tu pas éprouvé un plaisir, une intense sensation en touchant cette femme? »

« Eh quoi! » répartit le premier, « Je l’ai laissée il y a deux heures; tu la portes encore, n’est-ce pas? »

Proposition de vivre au présent

Alors Krishnamurti continue: « Et c’est ce que nous faisons. Nous portons toujours nos fardeaux, nous ne mourons jamais au passé, nous ne le laissons jamais derrière nous. »

Ainsi, la proposition qui est d’être dans l’instant même, c’est de vivre ce que je vis:

  • En observant que je ressasse des choses du passé, souvenirs, regrets, …Sans me culpabiliser!
  • Sans anticiper ce que j’imagine qu’il va se passer,
  • Tout en étant à ce que je fais, avec attention, mais sans concentration,
  • Ni vivre à travers le filtre de mes croyances, convictions, connaissances, à priori…
  • En étant présent à moi-même et en laissant passer sans les juger, toutes mes considérations, jugements, à priori…

Ainsi, être attentif à nos mécanismes et les voir chez soi, c’est en prendre conscience. Car c’est peu à peu, par des prises de conscience et des compréhensions qui ne passent pas par l’analyse intellectuelle, que nous apprenons à nous connaître.

Suivez-nous sur Facebook

Mettez en pratique avec Instagram

Crédit photo: Takashi-Yanagisawa, chez Pixabay

 

 

 

Partagez si vous aimez !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *